dimanche 15 novembre 2009

Pourquoi faut-il se réjouir que cette maudite tartine tombe toujours du côté beurré ?

Lendemain de fête, vous vous réveillez nauséeux avec un magnifique mal de crâne, la journée s’annonce difficile… Entre le Doliprane et le café vous vous beurrez une tartine, vous la posez sur la table pour vous resservir du jus d’orange (et oui il faut bien manger équilibré) et patatras ! (oui je sais ça fait vieillot mais j’aime bien), après un court vol plané, votre tartine atterrit par terre. Et du côté beurré bien sur !


Alors si vous le voulez bien, analysons les causes de ce dramatique accident. Pourquoi quelle que soit la tartine, celle-ci finira inévitablement par atterrir sur le côté beurré ?

Les hauteurs de table étant standardisées autour de 1 mètre, la tartine tombant du bord de la table, n’a le temps de faire qu’une demie rotation, résultat elle tombe fatalement sur le côté beurré. Pour que cette même tartine tombe du côté non beurré, il faudrait qu’elle puisse faire une rotation complète et cela nécessiterait que la table sur laquelle elle reposait soit plus haute.
Problème, comme cette hauteur de table est en réalité déterminée par notre taille (elle est proportionnelle), cela signifierait que nous serions nous aussi plus grands (beaucoup plus grands !). Des scientifiques ont déterminé les conséquences de cette augmentation de taille, et l’une de celle-ci a particulièrement retenu leur attention : l’accélération subie par notre cerveau en cas de chute. Celle-ci serait telle, que nous serions mort à l’impact avec le sol.

Alors la prochaine fois que ce genre d’incident culinaire vous arrive, réjouissez vous en repensant aux conséquences à assumer pour l’éviter et si cela en vaut vraiment le coup. D’autre « scientifiques » se sont eux aussi penchés sur cette question existentielle de tartine beurrée, et ces « ingénieurs » ont trouvé des solutions comment dire… Innovantes, en voici quelques unes :
-Beurrer les deux côtés de la tartine
-Ne pas beurrer la tartine
-Attacher la tartine à un chat, car c’est bien connu un chat retombe toujours sur ses pattes !

Araignée Bolas, quand les araignées chassent au lasso !

L’araignée Bolas doit son nom à sa technique de chasse tout à fait particulière, ressemblant à celle utilisée par les gauchos d’Amérique latine pour ligoter les pattes du bétail (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bolas_(arme)).

L’araignée Bolas commence par tisser un fil de soie entre deux branches, elle se place ensuite au milieu de ce fil et tisse un autre fil auquel elle se suspend. Une fois en position, elle va sécréter un petit fil de soie avec à son extrémité un partie collante, c’est ce fil qu’elle maintiendra entre ses pattes avant qui lui servira de Bolas.

Elle libère ensuite une substance chimique (des phéromones) proche de celle émise par les mites femelles pour attirer les mâles, elle est même capable de modifier le type de phéromone émis afin de l’adapter aux espèces de mites présentes. Lorsqu’une mite mâle attirée par l’odeur s’approche de l’araignée Bolas, celle-ci fait tournoyer son lasso (le fil à l’extrémité collante) et le lance sur la malheureuse mite qui finit engluée par la partie collante, l’araignée n’a plus qu’à tirer sur le fil pour ramener sa proie, qu’elle tuera en lui injectant du venin.

Elle l'enveloppera ensuite dans un cocon de soie afin de la déguster plus tard, et recommencera son petit manège en changeant de phéromone et donc d’espèce de mite.

Un petit peu de sociologie…

Dans le métro, le tramway ou encore dans la rue observez les personnes alentours : prêtez particulièrement attention à la distance qui existe entre eux.

En fonction de celle-ci vous serez, dans la plupart des cas, à même de déterminer les liens existants entre ces personnes.
En effet Edward T. Hall, anthropologue et sociologue américain, décrit pour la première fois en 1966 dans son livre La dimension cachée, le concept de proxémie. La proxémie y est définie comme la distance physique qui s’établit entre des personnes interagissant les unes avec les autres. Selon Edward T. Hall, cette distance varie en fonction des rapports existants entre les protagonistes, et est régie par des règles culturelles variables et subtiles. Edward T. Hall définit trois grands types de distances physiques différentes, chacune revêtant un aspect sociologique différent :



Tout d’abord, la distance intime (de 0 à 40 cm), c’est la distance qui s’établit entre deux individus ayant des liens de parenté proches, ou engagés dans une relation affective. A cette distance, l’odeur, la chaleur et la respiration de l’autre sont perceptibles, les contacts peau à peau sont fréquents. C’est cette forte implication émotionnelle entre les deux individus qui leur permet d’accepter ces contacts et ces échanges sensoriels.
Il existe cependant une autre situation où l’on retrouve cette distance intime, sans qu’il existe ce genre de relation entre les individus : Les transports en commun ou les ascenseurs bondés. Cette situation que tous ou presque ont déjà vécu, génère une grande gêne, car elle place de parfaits étrangers dans un rapport intime, la réaction commune est alors de s’écarter dès que possible et de bander les muscles jusqu’à ce que le contact imposé disparaisse.





Ensuite vient la distance personnelle (de 45 à 75 voire 125cm), cette distance que l’on peut voir comme une bulle protectrice autour de chaque individu et l’isolant du monde extérieur. C’est la distance minimum acceptable d’interaction entre deux individus non-intimes. A cette distance, les détails physiques de l’autre sont toujours visibles (couleur des yeux, grain de peau…), mais les odeurs et chaleur de l’autre ne sont plus perceptibles, les contacts entre peau sont quasi inexistants. Il est très facile de voir cette distance s’installer (il vous suffit d’y prêter attention) : lorsque deux personnes débutent une discussion, elles se rapprochent l’une de l’autre et vont se placer inconsciemment à cette distance.
Des sociologues ont récemment mis à jour un fait intéressant : cette distance varie en fonction des cultures des individus. Par exemple, un Canadien habitué aux grands espaces et à une faible densité de population, maintiendra une distance importante entre lui et son interlocuteur, à l’inverse, un Français plus habitué à la promiscuité, cherchera à diminuer cette distance et encore plus si il cherche à convaincre son interlocuteur.



Enfin la distance sociale (entre 1,25 m et 3,60 m), c’est la distance qui « convient bien pour des réunions ou des interventions dans des assemblées peu nombreuses. […] Cette distance permet de percevoir le climat affectif et les réactions du groupe sans être trop implicante pour les individus. » (E. T. Hall 1966). A cette distance, plus aucun détail intime n’est perceptible et les contacts sont devenus tout bonnement impossibles. L’attention de l’auditoire se porte sur les yeux et la bouche de l’interlocuteur. C’est la distance la plus utilisée pour transmettre un discours ou des connaissances, ou débattre de sujet impersonnel avec des inconnus.



Maintenant que vous avez pris connaissance de l’existence de ces trois distances amusez-vous à les retrouver lors de situations quotidiennes, ou jouer avec : passez de l’une à l’autre pour voir les effets sur votre interlocuteur : reculez progressivement ou au contraire rapprochez-vous de votre interlocuteur et observez si en réponse, il cherchera à retrouver la distance initiale. Enfin et pour conclure, rappelez-vous une situation de séduction : la clef est de passer de la distance personnelle à celle de l’intime sans que cela n’engendre de gêne ou de rejet de la part de votre futur(e) ou non ! copain/copine, comme quoi la science est réellement partout !

Le gecko, la petite bête qui monte qui monte…

Les geckos sont de petits lézards dont la taille peut varier de 5 à 25 cm, on retrouve des Geckos dans la plupart des régions tropicales.
Actuellement 800 espèces de Gecko sont connues et la dernière ne l’est que depuis 2001.



Ces lézards, vendus parfois comme animaux de compagnie car ils sont relativement esthétiques et se nourrissent d’insectes nuisibles, font depuis quelques années l’objet d’études et de recherches scientifiques poussées. Ils doivent cet intérêt scientifique à l’une de leur spécificité : Ils sont capables de marcher au plafond et de grimper sur une surface verticale totalement lisse !


Les scientifiques ont réussi récemment à déterminer l’origine de cette incroyable capacité. En utilisant des microscopes très puissants, ils ont pu apercevoir des poils microscopiques (plusieurs milliers par mm2), entre les lamelles adhésives présentes sur les doigts des Geckos.

Ces poils tout à fait spécifiques dans le règne animal sont appelés Seatœ (Seta au singulier) et sont constitués de kératine, ils sont ramifiés à leur extrémité en poils plus fins (de 0,2 à 0,5 µm), et leur incroyable propriété d’adhérence vient de cette structure frangée micrométrique, qui leur permet de créer des interactions moléculaires avec tous les types de supports. Ces interactions faibles sont appelées Forces de Van der Waals. Cette structure particulière des Seatœ couplée à leur grand nombre, finit par générer une très grande force d’adhérence : un seul doigt suffit pour empêcher l’animal de tomber d’une surface verticale totalement lisse. Pour décoller les Seatœ, les geckos modifient leur orientation en contractant les muscles de leurs doigts, ce qui leur permet de les coller et de les décoller à volonté.

Actuellement, les scientifiques qu’ils soient civils ou militaires tentent de reproduire ces structures si atypiques, et de nombreux débouchés sont déjà envisagés : escalade de surface lisse, nouveau système de fixation sans colle donc sans trace, possibilité de déplacement facile et à volonté d’éléments fixes…

Le chou Romanesco, quand les légumes se mettent à faire des mathématiques :

Le chou Romanesco est une variété de chou-fleur originaire d'Italie et plus précisément de Rome, d’où son nom. Ce légume commercialisé que récemment en France (1990), est assez différent des autres puisque son apparence est en fait régie par des lois mathématiques : celles des fractales.

Une fractale qu’est-ce que c’est ?
C’est un objet dont la forme générale est composée d’une succession d’un même élément, on parle alors d’autosimilarité, c'est-à-dire que le tout est semblable à l’une de ses parties, à la manière des célèbres poupées Gigognes russes.

Il existe des fractales dites “naturelles“ c'est-à-dire non générées par l’homme : les flocons de neige et certaines fougères sont des fractales, mais la fractale la plus facilement observable reste le chou Romanesco : sa taille importante, son esthétisme et sa disponibilité (vous pouvez le trouver assez facilement au rayon fruits et légumes d’un supermarché) en font un exemple très utilisé pour traiter des fractales en mathématiques.

Il ne faut cependant pas non plus oublier que cet objet mathématique n’en est pas moins comestible, ci-joint (http://www.prince-de-bretagne.com/choux-romanesco-17.php) vous trouverez différentes recettes pour accompagner ce mets qui ravira vos convives par son originalité et son esthétisme et vous donnera un sujet de conversation inédit tout trouvé. Sinon faîtes comme moi lors de vos prochaines courses, arrêtez-vous quelques minutes et observez et émerveillez-vous devant ce légume décidément bien différent de tous les autres.

La Vie, définition et limites :

Qu’est-ce que la Vie, qu’est-ce qu’un être vivant ? Cette question qui pourtant parait relativement simple, ne l’est en fait pas tant que cela.

La définition la plus communément admise est qu’un être vivant est un être qui nait, grandit, se reproduit et meurt.

Cela vous convient sans doute, mais laissez-moi vous poser une simple question :
Le feu est-il un être vivant ?
Non, et pourtant un incendie nait d’une étincelle ou d’une flamme, il grandit en se propageant alentours, il peut aussi se reproduire : il n’est pas rare qu’un incendie en déclenche un autre plus loin via des braises ou des cendres incandescentes, et comme tout feu, il finit par s’éteindre, ce que l’on pourrait assimiler à sa mort.

Pour pallier à cela les scientifiques vont aller chercher la solution du côté moléculaire, en ajoutant une nouvelle condition aux précédentes : les molécules composant un être vivant ont pour élément de base l’atome de carbone.
Cette condition solutionne le problème du feu, mais elle ne règle pas tous les problèmes pour autant.

Un virus est-il un être vivant ?

Sa chimie est basée sur le Carbone, il nait, grandit, se reproduit et meurt. Mais un virus est incapable de se reproduire seul, sans utiliser la machinerie cellulaire d’une cellule hôte, doit-on donc le considérer comme un être vivant malgré cela ?

Et qu’en est-il du prion ?!
Cette protéine à la forme atypique, responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, est capable de se reproduire de façon autonome par simple contact avec une protéine dite « saine » en lui faisant prendre sa forme. Elle aussi nait, grandit (par ajout de nucléotides) et meurt (en étant détruite par des enzymes), sa chimie, comme toute molécule organique est basée sur le carbone, pourtant il ne s’agit toujours que d’une simple protéine, alors vivant ou non ? La question reste ouverte.

Le basilic Jésus Christ



Ce lézard d’Amérique Centrale, est capable de marcher sur l’eau, c’est cette caractéristique qui lui a valu cette appellation de « lézard Jésus Christ ». Ce lézard pouvant atteindre 90 cm de long (dont la moitié est constituée par sa queue) pour un poids de 200 grammes, peut courir jusqu’à 12 Km/h et ce uniquement sur ses pattes arrières, c’est cette combinaison vitesse importante et faible poids, associée à une forte surface de contact avec l’eau (ses pattes arrières sont palmées et présentent de très longs doigts) qui lui permettent d’accomplir cette véritable prouesse. Pour imiter cet exploit, un homme devrait courir à une vitesse de 110 Km/h et avoir des muscles 15 fois plus puissants que ceux d'un homme normal.